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Courts-métrages

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jeudi 16 avril 2020

Dining Room

Dining Room est une courte vidéo effrayante publiée le 3 avril 2006 sur YouTube par son propriétaire David Earle et compte à l'heure actuelle plus de 5 millions de vues. Elle met en scène une femme à l'allure cadavérique qui assise dans une salle à manger aux décors mortifères prononce trois mots incompréhensibles avant de s'effondrer la tête la première dans son bol de soupe. La vidéo revient ensuite en arrière permettant de révéler la nature des mots : "There is nothing" soit en français "Il n'y a rien".

Son créateur David Earle a déclaré que son objectif été de créer une vidéo qui puisse boucler à l'infini afin qu'il ne puisse exister ni début ni fin dans l'optique de montrer qu'il n'y a rien de l'autre côté de la vie :

En boucle, il n'y a ni début ni fin réels, ni sens réel de l'endroit où se trouvent réellement le début et la fin. Cette pièce a été inspirée par un désir paradoxal personnel de preuve empirique qu'il n'y a rien de l'autre côté de la vie. J'ai voulu brouiller la distinction entre les deux états, et énoncer le paradoxe en montrant quelqu'un qui revient de la vie (ou de la mort), et nie son existence, accomplissant ainsi le paradoxe.

2AM : The Smiling Man

2AM : The Smiling Man est un court-métrage réalisé par Michael Evans. Dans celui-ci on y voit un jeune homme se balader tranquillement dans une rue aux environs de 2 heures du matin lorsqu’il croise un homme plutôt drôle et souriant aux premiers abords mais qui finit par devenir son pire cauchemar par la suite ...

Pour ce court-métrage Michael Evans s’est inspiré de faits réels. C’est en 2012 qu’un internaute suite à une très mauvaise aventure décide de la partager sur le réseau communautaire Reddit. En voici pour vous la traduction :

« Il y a cinq ans, je vivais au coeur d’une grande ville aux Etats-Unis. J’ai toujours été une personne aimant bouger la nuit, à la différence de mon colocataire qui, une fois couché, m’obligeait à tuer l’ennui. Pour passer le temps, j’avais pris l’habitude de faire de longues promenades, perdu dans mes pensées. J’ai fait ça pendant quatre ans, marcher seul la nuit, et je n’ai jamais eu une seule raison d’avoir peur. Pour rire, je disais à mon colocataire que même les trafiquants de drogue étaient aimables. Mais un soir, tout ça a changé en quelques minutes.

C’était un mercredi, il devait être environ deux heures du matin, et je marchais près d’un parc de patrouille de police assez loin de mon appartement. C’était une nuit calme, même pour un soir de semaine, avec très peu de passage et de personnes à pied. Le parc, comme la plupart du temps à cette heure-ci, était complètement vide. C’est quand j’ai tourné dans une rue latérale afin de prendre la direction de mon appartement que je l’ai remarqué. Au bout de la rue, de mon côté, la silhouette d’un homme en train de danser. C’était une danse étrange, semblable à une valse, une sorte de marche dansante dont j’étais la trajectoire. Décidant qu’il était probablement ivre, je me suis déporté vers la route afin de lui laisser suffisamment de place pour me dépasser. Plus il avançait, plus je réalisais à quel point il se déplaçait d’une manière fort gracieuse. Il était très grand et maigre, et portait un vieux costume. Il dansait de plus en plus près, jusqu’à ce que je puisse distinguer son visage. Ses yeux était grand ouverts, un regard de fou, la tête légèrement inclinée vers l’arrière, en direction du ciel. Sa bouche laissait apparaitre un large sourire cartoonesque. Devant cela, j’ai alors décidé de traverser la route avant qu’il ne soit trop près de moi. J’ai détourné mon regard pour traverser la rue déserte et une fois de l’autre côté, je me suis retourné… et mon sang n’a fait qu’un tour. Il avait cessé de danser et se tenait droit debout avec un pied sur la route, parfaitement parallèle à moi. Il était en face de moi mais continuait à regarder le ciel, toujours avec son large sourire sur les lèvres.

Complètement déconcerté, j’ai repris ma marche sans quitter l’homme des yeux. Il ne bougeait pas. Une fois que j’ai pu mettre un peu de distance entre nous, je me suis détourné de lui quelques instants pour regarder le trottoir en face de moi. C’était complètement désert. J’ai alors tourné la tête vers l’endroit où l’homme se tenait mais il n’était plus là. Pendant un bref instant, je me suis senti soulagé, jusqu’à ce que je le remarque. Il avait traversé la rue et était maintenant légèrement accroupi. Je ne pourrai le dire avec certitude à cause de la distance et de l’ombre, mais je suis certain qu’il me faisait face. Je ne m’étais détourné qu’environ 10 secondes, il était donc clair qu’il s’était déplacé rapidement. J’étais tellement sous le choc que je suis resté là un moment, à le regarder. Et puis il a commencé à se déplacer vers moi à nouveau. A pas de géants, sur la pointe des pieds, de façon exagérée, comme un personnage de dessin animé. Il se déplaçait très très rapidement. J’aurai aimé dire qu’à ce moment là je me suis enfui, ou sorti mon vaporisateur, ou encore mon téléphone portable, mais je n’ai rien fait de tout ça. Je suis resté là, complètement figé, alors que l’homme au sourire de fou s’avançait vers moi.

Puis, il s’est de nouveau arrêté, à quelques mètres devant moi. Toujours avec son sourire, toujours le regard rivé vers le ciel. Quand j’ai finalement retrouvé ma voix, j’ai lâché la première chose qui me vienne à l’esprit. Ce que je voulais dire était « putain, qu’est-ce que vous voulez? » mais ce qui est sorti ressemblait davantage à un gémissement. Indépendamment du fait de savoir si les humains peuvent sentir la peur, il est évident qu’ils peuvent l’entendre. Je l’ai entendu dans ma propre voix, et ce simple constat m’a fait encore plus peur. Mais l’homme n’a pas du tout réagi. Il se tenait juste au même endroit, en souriant. Et puis, après ce qui semblait être une éternité, il s’est retourné, très lentement, et a recommencé sa marche dansante. Ne voulant pas lui retourner le dos à nouveau, je l’ai regardé partir, jusqu’à ce qu’il soit assez loin pour être presque hors de vue. Et j’ai alors réalisé quelque chose. Il n’allait pas plus loin, il ne dansait plus. Je constatais avec horreur que sa silhouette éloignée devenait de plus en plus grande. Il revenait vers moi. Et cette fois en courant. Je me suis mis à courir aussi. J’ai couru jusqu’à sortir de la route latérale et en rejoindre une autre plus éclairée. Il n’y avait personne quand je me suis retourné. Sur le chemin du retour vers la maison, je n’ai cessé de regarder par dessus mon épaule, m’attendant à voir ce large et absurde sourire, mais rien. J’ai vécu dans cette ville durant six mois après cette nuit, et je n’ai pas retenté d’autres promenades. Il y avait ce quelque chose sur son visage qui m’a toujours hanté. Il n’avait pas l’air ivre, ni drogué. Il avait juste l’air complètement fou. Et c’était vraiment quelque chose de très très effrayant à voir. » (blue_tidal)

Source : Films-horreur

Don't Hug Me I'm Scared

Don't Hug Me I'm Scared, en français ne me fais pas de câlins j’ai peur, est une vidéo effrayante publiée le 29 juillet 2011 sur YouTube par l'équipe This Is It Collective et compte à l'heure actuelle plus de 59 millions de vues. Elle met en scène un carnet de notes qui inculque à des marionnettes la créativité en leur faisant faire des activités pour enfants tout en leur empêchant de développer leur propre créativité. S'ensuit des séquences dérangeantes comme recouvrir un coeur de paillettes et servir un gâteau fait de viscères avant de se terminer sur une situation normale où le carnet de notes recommandent aux marionnettes de ne plus jamais être créatif.

Derrière cette vidéo se cache une vive critiques des dessins animés et des émissions pour enfants. En voici une analyse ci-dessous :

1) Le carnet de notes dit aux autres de regarder par la fenêtre et de voir la "créativité" mais à ce moment-là aucun des personnages autre que le carnet de notes ne peut la voir. C'est lorsque le carnet de notes met un monocle sur un de ses yeux que les autres personnages finissent par la voir.

2) L'une des marionnettes réalise quelque chose de vraiment sympa, original et créatif (portrait d'un clown) mais le carnet de notes décide d'y couler dessus de l'encre noire pour l'effacer.

3) Le carnet de notes montre une palette de couleurs pouvant être utilisée (jaune, bleu, rouge, marron et beige) mais lorsque l'une des marionnettes veut utiliser la couleur verte le carnet de notes lui répond immédiatement : "Non, vert n'est pas une couleur créative."

4) Quand les choses commencent à se faire réellement effrayantes, on aperçoit au derrière des caméras nous faisons comprendre immédiatement que tout cela est fabriqué par Hollywood (l'endoctrinement des médias).

5) Vers la fin les marionnettes commencent à manger le cerveau et le coeur expliquant ainsi par métaphore que la créativité et les émotions des enfants sont englouties par les médias. Derrière cette atmosphère innocente et enfantine dont les médias créent (nous faisant ainsi croire qu'ils encouragent les enfants à être créatifs) se cache un sinistre complot. Telle est la nature des dessins animés pour enfants, l'obscurité sous la lumière.

Conclusion : c'est la métaphore parfaite de la façon dont nos enfants sont conditionnés par des dessins animés et des émissions pour enfants à penser d'une certaine manière, voir les choses d'une certaine façon, et même notre éducation est endoctrinée d'une certaine manière. Ces dessins animés enseignent à nos enfants à être ... des marionnettes.

Source : ici

Traduit par : ovnie

NB :

  • Après la popularité de « Don't Hug Me I'm Scared » réalisé par Becky Sloan et Joseph Pelling, le programme Random Acts de Channel 4 a commandé le deuxième épisode. Puis en mai 2013, les deux réalisateurs ont lancés une campagne de récolte de fonds sur Kickstarter pour filmer quatre nouveaux épisodes. Vous pouvez donc voir sur leur chaine les 5 autres épisodes :

  • Vidéos en version française : en français